Mai 2026 / Temps de lecture estimé : 2 minute(s)
Depuis le 2 avril 2026, la participation forfaitaire obligatoire liée à l’utilisation du compte personnel de formation s’élève à 150 euros pour toute inscription réalisée à compter de cette date.
Pour rappel, ce montant était de 100 euros au 2 mai 2024, puis de 102,23 euros au 1er janvier 2025, avant de passer à 103,20 euros au 1er janvier 2026. Il a été revalorisé une nouvelle fois par le décret du 30 mars 2026.
Cette évolution modifie concrètement les conditions d’accès au CPF pour les actifs qui financent seuls leur formation.
Pour les entreprises, le sujet dépasse la simple actualité réglementaire. Il amène à analyser plus finement le coût réel d’un projet de formation et à clarifier le rôle que l’employeur peut jouer dans son financement.
Une mobilisation du CPF désormais plus encadrée
La participation forfaitaire obligatoire concerne les actifs qui mobilisent leur CPF pour financer une formation.
Ce mécanisme exclut les demandeurs d’emploi, les salariés bénéficiant d’un abondement de leur employeur, ainsi que certaines situations spécifiques liées au compte professionnel de prévention ou à un abondement AT-MP.
Ces règles d’application restent identiques. En revanche, le niveau de participation évolue, ce qui modifie concrètement le reste à charge pour les bénéficiaires sans financement complémentaire.
Dans les faits, cette contribution prend désormais plus de place dans la décision de suivre une formation, surtout lorsque d’autres frais restent à financer.
Des plafonds qui structurent le financement
Les règles applicables en 2026 maintiennent des plafonds d’utilisation du CPF selon la nature des actions de formation.
Depuis les décrets de février 2026, certaines actions font l’objet de plafonds spécifiques de prise en charge :
Ces plafonds concernent des actions précises et ne constituent pas un cadre général du CPF.
Pour le permis B, un cofinancement tiers d’au moins 100 euros est requis pour les salariés et travailleurs non-salariés, conformément aux dispositions issues du décret du 24 février 2026.
Ces montants restent inchangés. En revanche, leur effet devient plus visible avec la hausse de la participation forfaitaire.
Dès que le coût de la formation dépasse ces plafonds, un complément de financement est nécessaire. Il peut être pris en charge par le bénéficiaire ou par un financeur tiers, dont l’employeur.
À cela s’ajoutent les frais annexes, comme le transport ou les repas, qui restent à la charge du bénéficiaire.
Au final, le reste à charge global augmente et nécessite une anticipation plus fine du financement.
Pourquoi l’entreprise est directement concernée
Pour l’entreprise, il ne s’agit plus seulement de vérifier le solde CPF du salarié.
L’analyse porte désormais sur le coût global de la formation, en intégrant :
L’abondement employeur permet de compléter le financement et peut, selon les modalités retenues, prendre en charge tout ou partie de cette participation.
Le CPF devient ainsi un véritable outil de cofinancement, à condition de l’inscrire dans une réflexion structurée sur les compétences à développer.
Les points à vérifier avant toute inscription
Avant d’accompagner un salarié dans son projet, trois éléments doivent être analysés :
Cette analyse est particulièrement importante pour les bilans de compétences.
En 2026, leur financement reste encadré par un plafond de 1 600 euros. Leur prise en charge suppose également que le titulaire n’ait pas bénéficié d’un financement public ou paritaire pour un bilan de compétences au cours des cinq dernières années.
Le relèvement de la participation forfaitaire obligatoire à 150 euros renforce les exigences financières liées à l’utilisation du CPF et appelle une approche plus structurée.
Pour les entreprises, l’enjeu dépasse la simple existence d’un droit à la formation. Il porte désormais sur les conditions concrètes de mobilisation et sur la capacité à construire un financement cohérent.
Lorsqu’un projet présente un intérêt direct pour l’activité ou le développement des compétences, l’abondement employeur devient un levier pertinent pour sécuriser le financement et faciliter le passage à l’action.
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